Hommage pour Albert Einstein (né le 14 mars 1879, décédé le 18 avril 1955)." Aucun problème ne peut être résolu sans changer l'état d'esprit qui l'a engendré"
ALBERT Einstein
Exemple de haute conscience et d’attachement farouche à la paix! C'est une grosse pointure de la physique moderne, et un grand humaniste! C’est, lui: ALBERT Einstein।
Humanité ! Un mot, plusieurs histoires!Cette humanité qui développe continuellement certaines valeurs : fraternité, égalité, liberté, paix universelle. Elle dévalue également peu à peu certaines de nos pulsions d'origines animales : agressivité, égocentrisme, affirmation de soi aux dépens des congénères.
Beaucoup d’encre a été coulé par de nombreux philosophes :Hegel, Kant, Marx, etc., pour uniquement la définir.
Jacques Robin, fondateur de la revue " Transversales Science Culture " et auteur de " Changer d'ère ", est, faut-il le souligner, un réseau de réseaux reliant des personnes (citoyens, intellectuels, scientifiques), et des organisations, souhaitant la construction d'un monde plus humain, et plus solidaire.
Il a en outre fondé le " Groupe des Dix " qui a fonctionné de 1969 à 1976 sur la base de réunions informelles, réunissant des personnalités aussi diverses que celles de René Passet, Joël de Rosnay, André Leroi-Gourhan, Michel Rocard, Robert Buron, Jacques Attali, s'appuyant sur les enseignements de la théorie de l'information, de la cybernétique, et concept d'organisation.
Leurs échanges se centrent sur les questions soulevées par la croissance économique, la révolution informationnelle, les relations entre agressivité, violence et politique, ou encore la désappropriation et proposant de briser les barrières disciplinaires pour amener les politiques à tenir compte des dernières connaissances scientifiques et techniques, faisant ainsi vivre une devise d'Albert Einstein qui nous dit qu'" aucun problème ne peut être résolu sans changer l'état d'esprit qui l'a engendré "..
Entre science et humanisme, entre physique et politique, la vie de ce dernier ne peut nous laisser indifférent. Il a montré aux scientifiques, que les concepts fondamentaux de notre description de la nature peuvent être choisis par une libre construction de l’esprit humain, et non imposés dans un espace qui serait un cadre préétabli.
Il mérite, au propre et au figuré, un grand hommage. Celui, bien sur, des humanistes. Des vrais humanistes! 52 ans après sa disparition, reste-il quelque chose de sa pensée?
En 1949 Louis De BROGLIE pouvait dire : " La premier moitié du xxe siècle à été marquée par un extraordinaire essor de la physique, qui restera un des plus brillant chapitre de l’histoire de la science. Dans ces quelques années, la science humaine à élevé deux monument, qui subsisteront dans les siècles futurs ".
Le premier est le cerveau créateur : Albert Einstein, par sa théorie de la relativité.
Le second est Planck, avec la théorie du quanta, qu’il l’a doit à la pensée d’Einstein. Ce dernier est considéré, en effet, comme quelqu’un des plus admirables prolongements d’Albert: le grand humaniste.
ALBERT Einstein : la grosse pointure de la physique moderne ! Einstein Albert est né le 14 mars 1879 à ULM (une vieille ville de Souabe dans l'Allemagne du sud-ouest), dans une famille juive peu pratiquante, appartenant à la petite bourgeoisie aisée. Il passe son enfance à Munich.
Dès son plus jeune âge, il préfère se plonger dans ses rêveries plutôt que de jouer comme les autres enfants. Son père Hermann, intelligent, aimait la nature. Sa mère Pauline, calme, enseignait souvent la musique à ses enfants. C’est son oncle qui lui donnera le goût des mathématiques. A 5 ans, son père lui offre un cadeau qui le marquera toute sa vie : une boussole. Tout gamin qu’il est, il est très impressionné par le mystère qui fait rester immobile l’aiguille, toujours pointée vers la même direction, alors qu’il tourne l’objet dans tous les sens… Il prend conscience de l’action à distance !
En 1880, la famille d’Albert s’installe à Munich, où se déroulerait toute l’enfance du futur génie. Souvent solitaire. Le premier développement du futur grand humaniste, était très lent. Ses professeurs voient en lui, en effet, un élève moyennement doué. En clair, Albert ne porte aucun jugement hâtif et il mûrit longuement chaque réflexion.
Ecœuré par la discipline militaire qui règne au sein des Gymnasium (les lycées) et face à l’hostilité de certains de ses professeurs, il part rejoindre, au début de l’année 1895, ses parents installés en Italie quelques temps plus tôt après un revers de fortune. Sa décision est confortée par son refus de faire son service militaire. Il décide alors de préparer le concours de l’Ecole polytechnique de Zurich.
Il l’obtient à la deuxième tentative, en 1896.
Einstein y fait la rencontre de Mileva Maric, étudiante en mathématiques et en physique. Il ne l’épousera qu’en 1902, après la mort de Hermann Einstein qui s’opposait farouchement à ce mariage.
ALBERT : le curieux rebelle !! La petite " bible " est le titre qui donnera Albert à son premier cours de géométrie, grâce à son oncle paternel. C’était vers 12 ans, que sa curiosité scientifique s’éveille.
Il s’est alimenté par la musique et ses lectures des ouvrages philosophiques (Kant, etc.), qui vont le rendre, d’une manière brutale, antireligieux.
Cet environnement développe, par conséquent, son sens critique et sa défiance envers la nationalité Suisse qu’il obtiendra en février 1903.
Peu après, il décroche un emploi au Bureau des Brevets à Berne, où il développe cette exceptionnelle faculté de saisir immédiatement la conséquence maîtresse de chaque nouvelle hypothèse.
En 1905, Einstein a déjà publié quelques mémoires de physique théorique dans
Un pénétrant esprit critique !la revue Annalen Der Physik, dirigé par MAX Planck, il publie trois articles :
-Le premier en physique moléculaire, il donne une théorie mathématique des phénomènes d’agitation (mouvement Brownien) ;
-Le second à propos de la nature de la lumière (il applique de façon révolutionnaire l’hypothèse quantique de Planck) ; Le troisième, il montre dans " l’électrodynamique des corps en mouvement", que le mouvement de la source lumineuse n’influe pas sur la prospection de la lumière.
A partir de 1919, il jouit déjà d'une renommée mondiale. Il accumule les honneurs. Ses visites dans les quatre coins du monde deviennent alors un événement. Les journalistes se bousculent pour lui faire interviews et portraits. Il tire profit de sa renommée pour défendre ses conceptions sociales. S'illustrant en effet par l'appui qu'il apporta au pacifisme.
C’est pour ses travaux sur le photon qu’il recevra en 1921 le prix Nobel de la physique.
Albert affirme que les phénomènes physiques ont la même forme dans deux repères Galiléens différents. C’est le principe de la relativité restreinte.
D’autre part, il pose, comme principe, que le la vitesse de la lumière dans le vide est une constante " C ", indépendante du mouvement de l’observateur qui la mesure.
Pour la lumière, l’addition des vitesses du mobile et de l’observateur qu’on vérifie aux faibles vitesses des expériences courantes n’est plus valable.
Ainsi on pourra résumer l’idée d’Einstein en trois points :
1- La notion de la simultanéité :
2- Chaque système de référence a son temps propre, et la mesure du temps n’a pas une valeur absolue ;
3- Le temps et la distance sont des grandeurs relatives à l’observateur. Elles dépendent en effet de son mouvement.
En 1909, il commence, à l'Université de Zurich, la carrière pour laquelle il a étudié: il est nommé professeur. En 1910, il enseigne à l'Université de Prague en Autriche, et en 1912, à l'École polytechnique de Zurich.
De 1913 à 1933, il est responsable de la recherche scientifique à l'Académie de Berlin et à l'Institut Kaiser Wilhem, à Berlin.
Equivalence masse –énergie Il montre que si un corps absorbe une énergie E°, par exemple, sous forme de lumière sans modifier sa vitesse, sa masse inerte (le coefficient qui mesure sa résistance à une poussée accélératrice ou à un virage), augmente de E°/C. Cette équivalence énergie absorbée_ masse, Einstein la généralise à la masse, au repos, de toute matière, elles sont reliées par un coefficient très grand C. Ce qui donnera : E= m C². Il montre et effet que les effets mécaniques de la gravitation sur la terre sont les mêmes que ceux crées dans un laboratoire isolé de toute influence gravitationnelle, et soumis à une accélération, c’est le principe d’équivalence.
A partir de là, il généralise, dans la période de la première guerre mondiale, sa relativité de 1907 à 1915.
En ces moments mêmes de grandes déchirures, Albert a déjà fait partie du petit nombre d'universitaires allemands qui se sont opposés publiquement au bellicisme de l'Allemagne. Après la guerre, son engagement en faveur des thèses pacifistes en fait la cible privilégiée d'éléments antisémites et de l'extrême droite allemande.
Einstein et la bombe atomique.
Lorsque Hitler arrive au pouvoir en 1933, Einstein doit quitter l'Allemagne, émigrant tout d'abord à Paris, puis en Belgique, avant de s'installer à Princeton (États-Unis), où il occupe un poste à l'Institute for Advanced Study. Einstein rompt avec le pacifisme devant la menace terrifiante que représente pour l'humanité le régime nazi.
En 1939, à la demande d'autres physiciens, il accepte d'écrire une lettre au président américain Franklin Roosevelt, le prévenant du danger auquel le monde serait exposé si le gouvernement allemand s'engageait dans la voie de l'énergie nucléaire. Cette fameuse lettre est à l'origine du projet Manhattan, programme américain de recherches visant à la construction d'une bombe atomique. Einstein ne joue cependant aucun rôle dans ce projet, à la différence de certains de ses confrères comme Niels Bohr et Enrico Fermi.
Pendant les dernières années de l’avant guerre 1939-1945, la physique du noyau atomique a fait de grand progrès et l’on peut, en 1939, imaginer une application pratique de la formuleE= M c².
La fission d’un atome d’uranium 235, peut être provoquée par un neutron, particule sans charge électrique.
Cette fission laisse deux fragments de masses voisines et libère de nouveaux neutrons, qui peuvent à leur tour, provoquer des fissions, si les conditions sont convenables.
La réaction peut s’entretenir d’elle-même, et se développer très rapidement, dégageant, en un temps très bref, d’énorme quantité d’énergie donnée par l’addition d’un très grand nombre de fissions.
En 1945, lorsqu'il comprend que ce programme va aboutir, il prend même l'initiative d'écrire une nouvelle fois à Roosevelt pour le prier de renoncer à l'arme atomique.
" " Le cauchemar de la bombe atomique commence " "La construction de la bombe atomique, a été dirigée par Robert Oppenheimer.
Bien qu’Albert considère sa responsabilité comme indirecte, il est profondément marqué par le développement de la guerre froide et la menace d’un TERRIBLE CONFLIT ATOMIQUE.
A la fin de la guerre, Einstein plaide en faveur du désarmement international mondial. Son engagement en faveur de causes sociales et politiques est parfois qualifié d'irréaliste. En fait, ses propositions sont toujours soigneusement élaborées. À l'instar de ses théories scientifiques, elles sont motivées par une puissante intuition, fondée sur une évaluation perspicace et profonde de la preuve et de l'observation. Même si Albert consacre une grande partie de son temps à la défense de causes politiques et sociales, la science occupe toujours la première place dans ses travaux. En effet, il affirme constamment que seule la découverte de la nature de l'Univers aurait une signification durable.
Impact scientifique sur la société Einstein venait pourtant de prouver la combinaison paradoxale des propriétés ondulatoires et corpusculaires de la lumière. Paradoxe qui fut expliqué plusieurs années plus tard. Quoique sa théorie du photon n’ait pas été considérée sérieusement par plusieurs scientifiques de cette époque, elle venait de changer radicalement notre vision de la lumière.
Plus tard, l'effet photoélectrique permit également des découvertes techniques comme les piles photovoltaïques et solaires. Depuis 1958, les circuits électriques de tous les engins spatiaux fonctionnent grâce à ces piles, constitués de deux feuilles de silicium.
En frappant la première feuille, la lumière fait migrer des électrons vers la seconde, créant ainsi une différence de potentiel électrique entre les deux surfaces.
Sans le savoir, Einstein a permis l'invention d'objets allant des calculatrices solaires jusqu'aux voitures solaires et aux engins spatiaux, avec tout ce que cela implique.
La mort du génie Le 18 avril 1955, Albert Einstein, physicien et humaniste, s'éteint à Princeton.
Quelques jours auparavant, il a signé avec Bertrand Russel, philosophe britannique, une lettre invitant les sociétés à trouver d'autres moyens de préserver la paix qu'une course effrénée aux armements. Ce manifeste pacifiste n'est pas le premier d'Einstein mais celui-ci le concerne de près : la conversion dévastatrice de masse en énergie à l'œuvre dans les bombes atomiques est une application directe, non anticipée par Einstein lui-même, de l'équation E=mc².
Il a appelé à un système de gouvernance transcendant les frontières, seul capable selon sa logique, de bannir à jamais les guerres. Loin de l'image de l'humaniste naïf, Einstein est un homme engagé, courageux, et indépendant, militant pour les droits civiques des noirs américains ou appelant au refus de témoigner en plein maccarthysme.
Pacifions_ nous le monde ! Pour éviter les guerres, on doit changer tout d’abord les mentalités qui les conçoivent. Cela est facile à dire, n'est-ce pas ? Mais ne faut-il pas commencer par dire ? A condition de faire.
On doit enseigner la culture humaniste à nos enfants. Car cette culture permet aux élèves d’acquérir tout à la fois le sens de la continuité et de la rupture, de l’identité et de l’altérité. En sachant d’où vient le monde et en sachant les situer dans le monde d’aujourd’hui.
Ainsi, ils se projetteront plus lucidement dans l’avenir. Elle permet en outre la formation du jugement, du goût et de la sensibilité. Elle enrichit la perception du réel, ouvre l’esprit à la diversité des situations humaines, invite à la réflexion sur ses propres opinions et sentiments et contribue à la connaissance des idées et à la découverte de soi.
On doit leur apprendre à comprendre l’unité et la complexité du monde par une première approche : – des droits de l’homme ; – de la diversité des civilisations, des sociétés, des religions. L’école doit permettre à chacun de devenir pleinement responsable, autonome et ouvert à l’initiative. Et assumer par conséquent plus efficacement sa fonction d’éducation sociale et civique.
" L'Homme penseur est fait pour l'action…Car sans action, point de résultats "Einstein fut Docteur honoris causa de très nombreuses universités scientifiques, médicales et philosophiques en Europe et aux États-Unis. Il était Membre de toutes les grandes Académies dans le monde et reçut de très nombreux Prix en reconnaissance de ses travaux. Albert Einstein a publié de très nombreux mémoires et quelques ouvrages de synthèse parmi lesquels :Special Theory of Relativity (1905)General Theory of Relativity (1916)Relativity (1920)Vier Vorlesungen über Relativitätstheorie (1921)Investigations on the theory of the Brownian movement (1926)The world as I see it (1934) (édition française : Comment je vois le monde, Flammarion, 1979)The Evolution of Physics (avec Infeld) (1938)Autobiographic Notes (1949)Ether and the Theory of Relativity (1953) Ideas and Opinions (1954)La théorie de la relativité restreinte et générale (édition française Gauthier-Villars, 1976)Sur l'électrodynamique des corps en mouvement et six textes fondamentaux sur la théorie de la Relativité restreinte et générale (édition française Jacques Gabay, 1995)
Parmi les ouvrages non scientifiquesAbout Zionism (1930)Why War ? (Avec Sigmund Freud) (1933)My Philosophy (1934) Out of my later years (1950) Conceptions scientifiques, morales et sociales (1950)
Sources : Einstein E = m C², centre Georges pompidou.
LAROUSSE 1991, page 1240.
http://www.infoscience.fr/histoire/portrait/einstein.html
http://mendeleiev.cyberscol.qc.ca/Chimisterie/9606/KLavertu.html
Saïd KEBIR
Email: kebir_said@yahoo.fr