
Primo, je remercie tout le comité d’organisation du forum : Arab Human Development report, Third Youth Forum Cairo, 8-9 February 2008.
Merci pour leur professionnalisme.
Ma présente « réflexion » ne sera qu’une très modeste contribution devant l’extraordinaire travail de l’UNDP, (www.arab-hdr.org).
Le concept de la sécurité humaine:
La sécurité humaine est le fait de ne pas avoir peur sur sa personne et sur ses biens. Ce sentiment d’assurance est un résultat d’une paix intérieure. C'est-à-dire ; nous vivons dans un environnement qui nous ne cause pas, au moins à court ou à moyen terme, un danger sur, tout d’abords, notre vie et survie, et ensuite sur notre famille, nos biens, etc.
Toutes ces composantes convergent vers un seul point qu’on pourra, aisément dénommer : la source « renouvelable » de la sécurité. L’unité d’analyse de la sécurité est la personne elle-même, avant d’être celle du groupe d’individus. Et il est vrai que la sécurité d’une personne est liée intimement à celles des autres et vice versa. Aussi, on ne peut pas parler d’une seule sécurité. Il en existe plusieurs : sécurités : politique, économique, sociale, physique, etc. Toutes, sont complémentaires, et ce, pour concevoir une seule : la sécurité générale. L’absence de l’une d’elles provoquera, sans aucun doute, d’une manière directe ou indirecte, l’instabilité du système.
En un mot, et ce pour résumer, la sécurité est comme un atome, dont le noyau est la sécurité humaine, et les autres sécurités, c'est-à-dire ; politique, économique, sociale, etc. sont comme les électrons qui tournent autour de ce noyau, la perte de l’un deux (les électrons) perturbera la stabilité du système.
Les menaces :
Comme je l’ai déjà cité plus haut : la sécurité « générale » est un vrai système qui se métamorphose à un moindre changement de l’une de ses composantes. Ces composantes sont les sécurités qui forment une seule et unique sécurité. Et ce, quelque soit le régime politique (républicain, « Algérie, Tunisie, et la Mauritanie », royal « Maroc », ou bien d’El Djamaharia : le cas de la Libye)).
Une perturbation dans le régime politique affectera, d’une manière directe, la sécurité économique, sociale et même environnementale. Ici on pourra citer le cas de l’Algérie dans les années 1990, avec le bras de fer entre l’Etat et le partie islamiste : le FIS. Ce problème a provoqué le rééchelonnement de la dette extérieure Algérienne, car l’Etat ne peut plus payer ses dettes et même faire face à ses importations (les caisses de la nation était presque vide à cause des la perte de la sécurité politique et ensuite de la sécurité physique : explosion de bombes, tueries, etc.).
Une pression a été, par conséquent, exercé sur l’Algérie dans tout les domaine : politique, économique et social. Nous avions, en quelque sorte, perdue notre « entière » indépendance. C’est là une menace très dangereuse pour la nation. Ces menaces politique et économique ont influencé sur l’environnement qui était relégué, pas seulement en second plan, mais il a été totalement abandonné.
Les quartiers et les villages sont devenus très sales, les plages commencent à devenir polluées, etc.
On pourra aussi citer le cas du Maroc à partir des années 1960 jusqu’au 1999, avec l’époque qu’on appelle les années de plomb.
Les Etats et les nations doivent également prendre en considération les menaces de la nature. Je veux dire par là les catastrophes naturelles. On pourra assurer dans un Etat toutes les sécurités mais tout d’un coup elles pourront s’effondrer après un important séisme, tornade, volcan, etc.
Aussi, la menace de la « mal compréhension » de la religion, et l’écrasement ou bien l’isolement d’une minorité. C’est le cas de l’Algérie avec la constitution de groupes terroristes par des « fanatiques » qui croient que le fait d’être un Kamikaze est s’exploser au milieux d’une foule sera considéré comme un acte d’héroïsme et de Djihad. On pourra citer également les manifestations des peuples Amazigh en Algérie depuis 1980. Il y a eu en effet beaucoup de mort (123 en 2001-2002), car cette partie des Algériens a été oubliée et sa culture a été aussi isolée. Et cela, a beaucoup perturbé la vie politique et économique du pays.
Les efforts de l’Etat :
Dans le cas de l’Algérie, si on pourra parler des meilleurs changements positifs, on citera, certainement, l’avènement du multipartisme en 1989, et ce, après les manifestations de 5 octobre 1988. Il y avait eu des amendements dans la constitution avec la déclaration de multipartisme et de la logique de la diversité après deux décennies du partie unique.
Il y a eu également des petites améliorations dans quelques domaines après les tueries et les assassinats des années 1990 (plus exactement, on parle de plus de 200 000 morts depuis 1991).
Avec la « loi de la Rahma », lancé par les militaires en 1995 qui a permet de faire descendre quelques terroristes des maquis qu’on appelle le groupe de AIS (l’armée islamique de salut) en 1997.
Ensuite vient la loi de « El moussalaha El Watania » qui a « relativement porté quelques fruits » en dépit de ses faiblesses surtout le manque de la vérité. Les criminels ne sont pas vraiment jugés, et la sortie des prisons de quelques 2 000 terroristes n’a pas été appréciée par les familles des victimes de terrorisme. Les derniers attentats perpètres en Algérie a démontré que quelque repenties qui ont été sortie des prisons sont remontés aux maquis et se sont fait exploser dans la capitale algérienne. Dire que la lutte contre le terrorisme continue, et elle est liée aux plusieurs nouveaux aspects : politiques, et même économiques.
C'est-à-dire, le phénomène des Kamikaze (dont la plupart étaient de faible niveau d’enseignement et qui habitaient les quartiers les plus pauvres de l’Algérie), va être amplifié, et sera compliquée, si la justice, surtout la justice sociale, ne sera pas rendue aux ayants droits, et la distribution des richesses de l’Algérie ne sera pas équitable.
Car le phénomène de terrorisme change rapidement, et il est alimenté par plusieurs aspects pas seulement idéologiques (endoctrinement et mal compréhension de la religion), mais aussi de la pauvreté, la misère, le manque de dialogue, les régimes autoritaires, etc.
Dans le domaine de la sécurité économique beaucoup de chose doit être faite. Car malgré les prix historique du baril de pétrole (qui ont atteint les 100 dollars le baril), une bonne partie des algériens vivent au dessous du seuil de la pauvreté. L’Algérie souffre du mal de la distribution de ses richesses, dont les réserves de change ont atteint les 110 milliards de dollars.
Son unique ressource qui est la vente du gaz et du pétrole, est une vraie menace pour l’économie de la nation. Une petite chute des prix de ces produits, effondrera l’économie algérienne. L’absence d’une autosuffisance en matière des produits agroalimentaire (comme il a fait récemment nos frères de la Tunisie), est une autre menaces sur la nation. Car, comme on le voit ces derniers mois, la crise sociale se dessine en Algérie (des grèves répétitives dans presque tous les secteurs d’activités).
Cet environnement qu’on pourra qualifié de « mauvais », pourra bloquer d’une manière directe ou indirecte, les efforts de l’Etat dans la lutte contre le phénomène du terrorisme, et les Harragas.
Que doit-on faire ?
Tout d’abords il faudrait assurer la sécurité physique des personnes. Car je la classe parmi les priorités de chaque nation. Sans elle, il n’y aurait aucune « existence » pour les autres sécurités.
Vient après, toutes les autres types de sécurités. On ne pourra jamais, et cela est mon point de vue personnel, classer les autres sécurités par ordre d’importance. Cela pourra être une menace pour le pays, s’il va essayer de les classer et ensuite commettra des erreurs qui pourront être fatale pour sa stabilité.
Toutes les sécurités sont complémentaires l’une de l’autre. On doit assurer la sécurité humaine à nos personnes. Essayer ensuite de focaliser les efforts pour l’épanouissement intellectuel, culturel, financier, et morale de nos individus. Lorsqu’un être humain naîtra, il aura besoin de manger, pour survivre, aller à l’école pour étudier (et cela une autre forme de nourriture morale, nécessaire pas seulement à sont développement intellectuel mais aussi et surtout à sa survie), et ensuite s’intégrer dans la société par un travail noble avec qu’il pourra fonder un foyer, avoir des enfants, et la boucle continue à tourner dans le bon sens.
En résumé :
1-donner les moyens pour la survie de la personne (sécurité physique) ;
2- faciliter l’éducation pour tous, donner des chances de travail aux gens (par l’encouragement des investissements, la création des postes de travail), distribuer équitablement les richesses nationales, faciliter l’accès aux soins, et à la sécurité sociale (justice sociale), et contrôler d’une manière rigoureuse l’enseignement de la religion et la promotion des minorités culturelles.
Tout cela pourra créer, à mon sens, la solidarité nationale. Tout le monde sentira son intégration et son appartenance à un groupe homogène, où la tolérance, la compréhension de l’autre, la culture de la communication, sont les principes inévitables de la construction et le développement d’une société moderne et civilisée.
Il n’y aura jamais de la sécurité humaine sans développement. Et pas de développement sans sécurité humaine.
Conclusion:
L’organisation de débat est, à mon sens, une première étape pour amorcer et soulever la problématique de la sécurité humaine. Entendre ce que l’autre pense d’elle, est plus qu’important. C’est de la communication que jaillisse la lumière ! Alors je vous remercie UNDP pour cette louable initiative.
Faire ensuite un rapport pour éclairer la situation de la sécurité dans le grand Maghreb, est également une action à applaudir.
Seulement il faudrait répéter ce genre d’événement et de rapport car le monde change, et les résultats du présent rapport peuvent être utiles pour quelques années seulement, et seront dépassées à long terme. Car les mutations de notre monde, qui va à une vitesse de croisière, bousculent les données et apportent d’autres variables à prendre en considération.
J’ai toujours pensé à la fédération des forces de tout un chacun. Le Maghreb est une région très diversifiée par ses populations, ses cultures, ses traditions et mêmes ses langues (Arabe Amazigh, etc.)
L'union du Maghreb Arabe (UMA), qui semble devenir un bateau en rade !!, doit être (re)actionner. Car cette bonne initiative du 17 février 1989 germée lors d'une réunion des 5 chefs d'État maghrébins à Marrakech. (dont la décision de former cette union a été prise lors du sommet de Zeralda tenu en Algérie le 10 juin 1988), n’a pas apporté beaucoup de choses pour l’instant, et ce, conséquence de quelques problèmes politique et « futilités » historiques entre ces pays.
Le Conseil des chefs d'État ne s'est, malheureusement pas réuni depuis 1994 malgré différentes tentatives). La Chambre consultative composée de 30 délégués par pays ainsi que de 4 commissions ministérielles spécialisées, Le Conseil des ministres des affaires étrangères , le comité de suivi, le Cour de justice, sont bloquées. A cause de certains conflits, l'Union du Maghreb Arabe peine à s'unir.
On doit pencher sur cette question pour trouver une solution définitive. La participation de la jeunesse, jusqu'à présent mal estimée et mal valorisée, est plus qu’une nécessité. Par exemple, à coté du Conseil des chefs d’Etat, il pourra y avoir un Conseil de jeunes, pour mettre les mains dans la patte et participer à résoudre les conflits. La jeunesse pourra être une réserve d’idées et une boite à proposition. En 2021, selon les statistiques du rapport annuel de 2005, de la Direction des politiques de la population et de l’émigration, les personnes âgées de 0 à 29 ans, vont représenter, en Algérie un taux de 52%, au Maroc : 50%. 44% en Tunisie, 51% en Libye, et 68% en Mauritanie. Un simple calcul, on trouvera que la moyenne sera de 53%.
Alors les jeunes doivent participer dans la prise de décisions, qui les concernent et affectent leur vie, de tous les jours.
Aussi, l’apprentissage et l’amélioration des systèmes éducatifs, sont primordiaux. L’enseignement des langues internationales pour nos enfants sera comme une clé pour l’ouverture sur le monde qui se développe rapidement. Les jeunes doivent avoir un accès facile aux nouvelles technologies de communication et de l’information. Parce que, sans elles, peut-être, je n’ai pas pu écrire ces modestes phrases dans votre site internet. Car dans ce cas, ce sera un repli sur soi, et la mort à petit feu ne sera qu’une simple évidence pour notre jeunesse.
Il se dit que le savoir est un pouvoir ! Oui, et sans aucun doute !
Alors, facilitons l’accès au savoir, pour que nos populations pourront bâtir leur avenir avec tout autonomie.
Saïd KEBIR
Kebir_said@yahoo.fr
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