dimanche 24 février 2008

Désespoir ou espoir des Harragas?

Je viens de lire un article de presse dans un quotidien algérien, et j’étais très étonné de lire que le sociologue Français Christian Baudelot à affirmé dans une conférence de presse au Centre culturel français à Alger, que le phénomène de l’imigration clandestine « ne s’agit pas à mon avis d’un acte de désespoir mais plutôt d’espoir, car le candidat à l’imigration clandestine, même s’il sait qu’il peut mourir en mer, garde toujours l’espoir d’arriver au bout de son voyage » Avant d’ajouter : « C’est donc un acte d’espoir, c’est un risque à prendre et non pas un acte de mort volontaire ou de suicide ».

Sincèrement je n’arrive pas à comprendre les propos de cet intellectuel, pourtant, muni de riches données consignées dans son nouvel ouvrage: Suicide : l’envers de notre monde, écrit et réalisé conjointement avec le professeur Roger Establet.

Christian Baudelot est arrivé à la conclusion que le suicide accompagne les mouvements de la société et touche surtout les pauvres. C’est là, les résultats d’une enquête et d’un travail empirique poussé sur les cas de suicide dans le monde !!

En lisant ses dires, l’image d’un jeune, que je connaissais, dont son cadavre a été repêché par les gardes cotes algériennes, au mois de novembre de 2006, remonte à mon esprit !
Ce diplômé en statistique de 22 ans, a payé de sa vie son désir d’évasion.
Peut-on appelé son acte d’un « espoir » ? Ce sera, à mon sens, une insulte à sa mémoire !
Qui a poussé cet étudiant à défier la mer pour rejoindre « l’eldorado » Européen ?
S’il n’était pas désespéré dans son propre pays, aura-t-il comme « unique projet » que de traverser la méditerranée avec un petit bateau de plaisance ?

Répondre à ces questions n’est pas à ce point compliqué. La majorité des Harragas jouent avec la mort pour fuir une misère. C’est un résultat d’un mauvais « climat » socioprofessionnelle qui étouffe jusqu'à l’agonie la jeunesse, pas seulement algérienne, mais aussi et surtout maghrébine.

Le phénomène d’el Harraga est comme un syndrome, une fois la personne est atteinte, ce sera très difficile de redresser la barre. Car, si le « malade » de ce virus, (el harrag), est toujours dans le même environnement (chômage, malvie, avenir incertain, etc.), et rien de changement, il sera habité par l’idée de fuir, et à tout prix. Il sera prêt à payer, même, le prix de sa vie !

Ils n’ont pas d’autres moyens, Monsieur ! Ils sont entrain de chercher le meilleur, qui pour aider sa famille, qui pour bâtir son avenir, ….et la liste est très longue !
Sont-ils au courant, aussi, que même les jeunes filles et les enfants tentent l’aventure, souvent mortelle ?

Vingt Algériens, dont une jeune fille de 19 ans, ont été sauvés au mois d’avril de 2007, par les garde-côtes de la Wilaya de Annaba (Algérie), selon le communiqué du commandement des forces navales du même mois.
Selon l’office des établissements de la jeunesse (ODEJ) de la wilaya de Constantine, 1 485 harragas sont interceptés en 2007 contre 1 016 en 2006 et 335 en 2005. Récemment, le 23 février 2008, 22 harragas interceptés, heureusement, vivant à Annaba.

S’agissant du nombre de cadavres repêchés dans les eaux territoriales algériennes, les chiffres sont éloquents : 29 en 2005 et 73 en 2006. Le Maroc et la Tunisie vivent, quand à eux, presque la même situation !
Au cours de l’année 2007, 1 861 immigrés clandestins, de différentes nationalités (Tunisiens, Marocains, et surtout de l'Afrique subsaharienne) sont morts en tentant de rejoindre un des pays du sud de l’Union européenne, dont 1684 en mer Méditerranée, selon le recensement de l’association italienne Fortress Europe publié lundi 7 janvier 2008. 2 088 cadavres ont été repêchés en 2006. Décembre 2007 a été un des mois le plus meurtrier de l’année avec 243 morts au total dont 120 en mer Egée.

Selon la revue de presse de Fortress Europe 8.966 immigrés sont morts aux frontières de l'Europe depuis 1988, dont 3.079 sont disparus en mer.
Dans le Canal de Sicile 2.023 personnes sont mortes, entre la Libye, l'Égypte, la Tunisie, Malte et l'Italie, dont 1.209 disparus, et 35 autres ont perdu la vie le long des nouvelles routes entre l'Algerie et l'île de Sardaigne; 3.086 personnes sont mortes au large des îles Canaries et du détroit de Gibraltar entre le Maroc et l'Espagne, dont 1.277 disparus; 693 personnes sont mortes en mer Egée, entre la Turquie et la Grèce, dont 343 disparus; 553 personnes sont mortes en mer Adriatique, entre l'Albanie, le Montenegro et l'Italie, dont 250 disparus. Mais on ne traverse pas la mer seulement à bord de pirogues. En naviguant cachés à bord de navires de cargaison régulierement enregistrés, au moins 140 hommes sont morts asphyxiés ou noyés.
Mais avant d'arriver à la mer, le Sahara est un passage obligé et non moins dangereux. Les aventuriers africains le traversent sur des camions comme sur des véhicules tout terrain le long des pistes entre le Soudan, le Tchad, le Niger et le Mali d'un côté et la Libye et l'Algérie de l'autre. En Algerie au moins 1.079 personnes sont mortes depuis 1996.
Mais selon les survivants, presque chaque voyage compte ses victimes. Ces chiffres sont, il est vrai, approximatif. Car selon les survivants presque chaque voyage compte ses victimes.

Les voies des Harrags sont inombrables ! Vers l'Espagne, les passages se font par le détroit de Gibraltar depuis les côtes marocaines entre Larache et Hoceima et les côtes algeriennes, à Oran.
Les deux villes entre l’Espagne et le Maroc, Ceuta et Melilla, sont deux autres point d'entrées pour l'Europe, même si leurs frontières sont fermées avec des doubles grillages de six mètres de hauteur.
Pour les îles Canaries les bateaux partent depuis les côtes du Sahara occidental, entre Tarfaya et Dakhla, de la Mauritanie, à Nouadhibou, du Senegal, de la Gambie et de la Guinée Conakry.
Les routes pour l'Italie partent de la Tunisie et surtout de la Libye, entre Zuwarah et Misratah, se dirigeant vers l'île de Lampedusa et la Sicile. Dernièrement les migrants commencent à partir aussi depuis Annaba, en Algerie, vers l'île de Sardaigne.
Pour la Grèce les migrants clandestins passe par la Turquie et embarquent à partir des côtes turques autour de Izmir, vers les petites îles grecques de Lesvos, Samos, Hios et Rhodes. Un autre passage est constitué par le confin entre Turquie et Grèce. Sur l'autoroute pour Alexandroupolis et Orestias, chaque année des milliers de migrants entrent en Europe cachés à l'interieur des camion en direction de la Grèce. Une fois à Athènes les migrants rejoignent Patras pour embarquer vers l'Italie, sur les ferry se dirigeant vers Ancone, Brindisi et Venise.


Il est cependant vrai de dire que les candidats à l’émigration clandistine prennent le risque de mourir et non pas un acte de mort volontaire ou de suicide. La même étude est aussi arrivée à la conclusion que plus les individus sont intégrés, moins ils se suicident, « les liens sociaux et la religion protègent aussi du suicide ».

A mon sens, la priorité est de trouver des solutions pour arrêter cette mortelle hémorragie de la force vive des nations du grand maghreb.
Commençons par exemple de trouver des postes d’emplois pour ces potentiels jeunes harragas. Le reste vient d’eux mêmes.

Ils n’auront besoin que de leur faire confiance !

Saïd KEBIR
Kebir_said@yahoo.fr

mercredi 20 février 2008

The kidnapping of a child is a crime. A Genocide / Le kidnapping d’enfant est un crime. Un génocide !

Je suis passé devant une école primaire, dans la capitale algérienne, le 20 février 2008, tout d’un coup, un fait a frappé mon esprit. Une foule de personnes, etait entassée à coté d’une battisse, très ancienne.
On passant très près de cette battisse, une école primaire, j’ai constaté plusieurs parents attendent leurs enfants devant le portail de l’établissement, jouxtant une route.

Jusque ici, tout est normal.

Cependant, ce qui n’est pas du tout naturel, c’est leur nombre. Pourquoi tant de parent devant les écoles Algériennes ? Les élèves, sèchent-ils les cours d’une manière trop exagérée ? Non ! Ce n’est pas le cas. C’est pire que cela !
Les mères et les pères ont peur, dans leurs ventres, sur leur progéniture. Le phénomène de kidnappings des petits enfants ces dernières années en Algérie est devenu l’amère actualité des citoyens.

Un autre drame s’ajoute à une liste déjà très longue. Une sorte du « terrorisme », mais autrement. Il pourra être considéré comme la troisième machine à torturer, à voler, à violer, et parfois même, à tuer. Oui! On continu, malheureusement, à creuser de nouvelles tombes, cette fois-ci pour les petits innocents !
Elle s’entasseront à cotés des milliers des assassinats de citoyens par des des terroristes : des criminels sans foi ni loi. Plus de 200 000 morts depuis 1990. Vient enuite, celles des accidents de la route (plus de quatre milles personnes par an).

Selon des statistiques officielles, très approximatives, de la police algérienne, 41 enfants ont été kidnappés durant les quatre premiers mois de l'année 2007. Selon ces mêmes données, 841 enfants, âgés de 4 à 16 ans, ont disparu depuis 2001 à travers tout le pays.

La disparition de petit Yacine Bouchelouh, âgé de 4 ans, disparu le 2 mai 2007 et retrouvé mort, à 200 mètres du domicile de ses parents à Bordj-El-Kifane, à l'est d'Alger, a ravivé le cauchemar des disparitions des algériens au milieu des années 1990. Selon les proches de cet enfant, il avait été kidnappé à l'intérieur de la maison familiale. Quelle violence !

Un autre enfant a été retrouvé malheureusement, le mardi 3 octobre 2006, dans la commune de Bouzaréah, sur les hauteurs de la capitale algérienne, amputé des deux reins et du cœur. Mêmes les organes des êtres humains commencent à se vendre ! Quelle horreur !

Un énième enfant âgé de quatre ans, enlevait le mois de janvier dernier au niveau du marché couvert de la nouvelle ville Massinissa, dans la wilaya de Constantine, a été retrouvé mort, le corps gisant à l’entrée de la cage de l’immeuble où résident ses parents.

Les chiffres officiels ne cessent d’augmenter depuis l'an 2000. Durant cette année il y a eu 28 cas d'enlèvement pour un seul mois. En 2002, 117 enfants ont été kidnappés, dont 71 filles. En 2004, 168 d’écoliers ont été disparus. La police algérienne a déjà enregistré 41 enlèvements d'enfants au cours des quatre premiers mois de cette année.

108 mineurs ont été victimes d'enlèvement, a indiqué, récemment, la direction générale de la gendarmerie nationale dans le bilan de l’année dernière. Les victimes d'enlèvement sont en majorité de sexe féminin avec 75 cas, sachant que le total des cas d'enlèvement a diminué par rapport à l'année 2006 où l'on recense l'enlèvement de 144 mineurs, selon la même source.

L'année 2007 a enregistré 312 cas de viol de mineurs, un nombre en hausse par rapport à l'année 2006 où 229 cas de viol de mineurs ont été enregistrés, alors que les tentatives de viol contre mineurs sont de 383 cas, contre 388 en 2006. 841 enfants disparus depuis 2001, 25 ont été assassinés, d’une manière abominable, en 2007.
La plupart des cas de disparition et d’assassinats d'enfants ont été enregistrés dans les grandes villes, avec une plus grande concentration de victimes à Tizi Ouzou, Alger, Oran, et Annaba.

La question qui mérite d’être posée c’est : à qui la faute ? Pourquoi cette barbarie ?
Sommes nous obligés de revenir des siècles en arrières pour revivre les massacres des humains, et tirer des leçons nécessaires pour les éviter dans l’avenir ?

En lisant la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, j’étais surpris, de savoir que le transfert forcé d'enfants du groupe à un autre groupe est un acte de génocide !!

Oui, je partage parfaitement, L'article 2 de cette convention, adoptée par l'assemblée générale des Nations unies, le 9 décembre 1948, qui affirme que :
« Dans la présente Convention, le génocide s'entend de l'un quelconque des actes ci-après commis dans l'intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :
a) Meurtre de membres du groupe ;
b) Atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
d) Mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;
e) Transfert forcé d'enfants du groupe à un autre groupe. »

Cette définition a été reprise dans l'article 6 du Statut de Rome (17 juillet 1998), qui est l'acte fondateur de la Cour pénale internationale.

Les enfants sont devenus des proies très faciles, devant les griffes de cette catégorie de la société que je pourrai qualifié d’un "cas social". C’est comme, par exemple, des cancéreux ou des sidéens dans les hôpitaux.

Protégeons nos enfants. Et ce, par, une meilleur prise en charge de la jeunesse, qui se trouvent dans les rues sans aucun avenir. Ces « délinquants », peuvent être considérés comme des cas maladifs, à prendre en charge. Sinon comment expliquer leurs macabres actions. Un mal ne peut être remédier que par une politique de prévention, en offrant les moyens à toutes les structures qui vont contenir ces fléaux : l’école, les medias, les services de santé. Aussi, avec la création des postes d’emplois, des centres culturels, des sales de cinémas et de théâtres, organiser des compagnes de sensibilisation, aider la société civile pour amortir, au moins, les chocs, etc. En un mot, créer un climat favorable, où il n y aura pas de place pour l’oisiveté, qui est la mère de tout les maux.

Sans cela, les mêmes causes, provoquent les mêmes effets ?



Saïd KEBIR
Kebir_said@yahoo.fr

mardi 12 février 2008

La sécurité humaine/ Human Security.




Primo, je remercie tout le comité d’organisation du forum : Arab Human Development report, Third Youth Forum Cairo, 8-9 February 2008.
Merci pour leur professionnalisme.
Ma présente « réflexion » ne sera qu’une très modeste contribution devant l’extraordinaire travail de l’UNDP, (www.arab-hdr.org).


Le concept de la sécurité humaine:

La sécurité humaine est le fait de ne pas avoir peur sur sa personne et sur ses biens. Ce sentiment d’assurance est un résultat d’une paix intérieure. C'est-à-dire ; nous vivons dans un environnement qui nous ne cause pas, au moins à court ou à moyen terme, un danger sur, tout d’abords, notre vie et survie, et ensuite sur notre famille, nos biens, etc.

Toutes ces composantes convergent vers un seul point qu’on pourra, aisément dénommer : la source « renouvelable » de la sécurité. L’unité d’analyse de la sécurité est la personne elle-même, avant d’être celle du groupe d’individus. Et il est vrai que la sécurité d’une personne est liée intimement à celles des autres et vice versa. Aussi, on ne peut pas parler d’une seule sécurité. Il en existe plusieurs : sécurités : politique, économique, sociale, physique, etc. Toutes, sont complémentaires, et ce, pour concevoir une seule : la sécurité générale. L’absence de l’une d’elles provoquera, sans aucun doute, d’une manière directe ou indirecte, l’instabilité du système.

En un mot, et ce pour résumer, la sécurité est comme un atome, dont le noyau est la sécurité humaine, et les autres sécurités, c'est-à-dire ; politique, économique, sociale, etc. sont comme les électrons qui tournent autour de ce noyau, la perte de l’un deux (les électrons) perturbera la stabilité du système.

Les menaces :

Comme je l’ai déjà cité plus haut : la sécurité « générale » est un vrai système qui se métamorphose à un moindre changement de l’une de ses composantes. Ces composantes sont les sécurités qui forment une seule et unique sécurité. Et ce, quelque soit le régime politique (républicain, « Algérie, Tunisie, et la Mauritanie », royal « Maroc », ou bien d’El Djamaharia : le cas de la Libye)).

Une perturbation dans le régime politique affectera, d’une manière directe, la sécurité économique, sociale et même environnementale. Ici on pourra citer le cas de l’Algérie dans les années 1990, avec le bras de fer entre l’Etat et le partie islamiste : le FIS. Ce problème a provoqué le rééchelonnement de la dette extérieure Algérienne, car l’Etat ne peut plus payer ses dettes et même faire face à ses importations (les caisses de la nation était presque vide à cause des la perte de la sécurité politique et ensuite de la sécurité physique : explosion de bombes, tueries, etc.).

Une pression a été, par conséquent, exercé sur l’Algérie dans tout les domaine : politique, économique et social. Nous avions, en quelque sorte, perdue notre « entière » indépendance. C’est là une menace très dangereuse pour la nation. Ces menaces politique et économique ont influencé sur l’environnement qui était relégué, pas seulement en second plan, mais il a été totalement abandonné.
Les quartiers et les villages sont devenus très sales, les plages commencent à devenir polluées, etc.

On pourra aussi citer le cas du Maroc à partir des années 1960 jusqu’au 1999, avec l’époque qu’on appelle les années de plomb.

Les Etats et les nations doivent également prendre en considération les menaces de la nature. Je veux dire par là les catastrophes naturelles. On pourra assurer dans un Etat toutes les sécurités mais tout d’un coup elles pourront s’effondrer après un important séisme, tornade, volcan, etc.

Aussi, la menace de la « mal compréhension » de la religion, et l’écrasement ou bien l’isolement d’une minorité. C’est le cas de l’Algérie avec la constitution de groupes terroristes par des « fanatiques » qui croient que le fait d’être un Kamikaze est s’exploser au milieux d’une foule sera considéré comme un acte d’héroïsme et de Djihad. On pourra citer également les manifestations des peuples Amazigh en Algérie depuis 1980. Il y a eu en effet beaucoup de mort (123 en 2001-2002), car cette partie des Algériens a été oubliée et sa culture a été aussi isolée. Et cela, a beaucoup perturbé la vie politique et économique du pays.

Les efforts de l’Etat :

Dans le cas de l’Algérie, si on pourra parler des meilleurs changements positifs, on citera, certainement, l’avènement du multipartisme en 1989, et ce, après les manifestations de 5 octobre 1988. Il y avait eu des amendements dans la constitution avec la déclaration de multipartisme et de la logique de la diversité après deux décennies du partie unique.

Il y a eu également des petites améliorations dans quelques domaines après les tueries et les assassinats des années 1990 (plus exactement, on parle de plus de 200 000 morts depuis 1991).

Avec la « loi de la Rahma », lancé par les militaires en 1995 qui a permet de faire descendre quelques terroristes des maquis qu’on appelle le groupe de AIS (l’armée islamique de salut) en 1997.
Ensuite vient la loi de « El moussalaha El Watania » qui a « relativement porté quelques fruits » en dépit de ses faiblesses surtout le manque de la vérité. Les criminels ne sont pas vraiment jugés, et la sortie des prisons de quelques 2 000 terroristes n’a pas été appréciée par les familles des victimes de terrorisme. Les derniers attentats perpètres en Algérie a démontré que quelque repenties qui ont été sortie des prisons sont remontés aux maquis et se sont fait exploser dans la capitale algérienne. Dire que la lutte contre le terrorisme continue, et elle est liée aux plusieurs nouveaux aspects : politiques, et même économiques.

C'est-à-dire, le phénomène des Kamikaze (dont la plupart étaient de faible niveau d’enseignement et qui habitaient les quartiers les plus pauvres de l’Algérie), va être amplifié, et sera compliquée, si la justice, surtout la justice sociale, ne sera pas rendue aux ayants droits, et la distribution des richesses de l’Algérie ne sera pas équitable.
Car le phénomène de terrorisme change rapidement, et il est alimenté par plusieurs aspects pas seulement idéologiques (endoctrinement et mal compréhension de la religion), mais aussi de la pauvreté, la misère, le manque de dialogue, les régimes autoritaires, etc.

Dans le domaine de la sécurité économique beaucoup de chose doit être faite. Car malgré les prix historique du baril de pétrole (qui ont atteint les 100 dollars le baril), une bonne partie des algériens vivent au dessous du seuil de la pauvreté. L’Algérie souffre du mal de la distribution de ses richesses, dont les réserves de change ont atteint les 110 milliards de dollars.

Son unique ressource qui est la vente du gaz et du pétrole, est une vraie menace pour l’économie de la nation. Une petite chute des prix de ces produits, effondrera l’économie algérienne. L’absence d’une autosuffisance en matière des produits agroalimentaire (comme il a fait récemment nos frères de la Tunisie), est une autre menaces sur la nation. Car, comme on le voit ces derniers mois, la crise sociale se dessine en Algérie (des grèves répétitives dans presque tous les secteurs d’activités).

Cet environnement qu’on pourra qualifié de « mauvais », pourra bloquer d’une manière directe ou indirecte, les efforts de l’Etat dans la lutte contre le phénomène du terrorisme, et les Harragas.

Que doit-on faire ?

Tout d’abords il faudrait assurer la sécurité physique des personnes. Car je la classe parmi les priorités de chaque nation. Sans elle, il n’y aurait aucune « existence » pour les autres sécurités.

Vient après, toutes les autres types de sécurités. On ne pourra jamais, et cela est mon point de vue personnel, classer les autres sécurités par ordre d’importance. Cela pourra être une menace pour le pays, s’il va essayer de les classer et ensuite commettra des erreurs qui pourront être fatale pour sa stabilité.

Toutes les sécurités sont complémentaires l’une de l’autre. On doit assurer la sécurité humaine à nos personnes. Essayer ensuite de focaliser les efforts pour l’épanouissement intellectuel, culturel, financier, et morale de nos individus. Lorsqu’un être humain naîtra, il aura besoin de manger, pour survivre, aller à l’école pour étudier (et cela une autre forme de nourriture morale, nécessaire pas seulement à sont développement intellectuel mais aussi et surtout à sa survie), et ensuite s’intégrer dans la société par un travail noble avec qu’il pourra fonder un foyer, avoir des enfants, et la boucle continue à tourner dans le bon sens.

En résumé :
1-donner les moyens pour la survie de la personne (sécurité physique) ;
2- faciliter l’éducation pour tous, donner des chances de travail aux gens (par l’encouragement des investissements, la création des postes de travail), distribuer équitablement les richesses nationales, faciliter l’accès aux soins, et à la sécurité sociale (justice sociale), et contrôler d’une manière rigoureuse l’enseignement de la religion et la promotion des minorités culturelles.

Tout cela pourra créer, à mon sens, la solidarité nationale. Tout le monde sentira son intégration et son appartenance à un groupe homogène, où la tolérance, la compréhension de l’autre, la culture de la communication, sont les principes inévitables de la construction et le développement d’une société moderne et civilisée.

Il n’y aura jamais de la sécurité humaine sans développement. Et pas de développement sans sécurité humaine.

Conclusion:

L’organisation de débat est, à mon sens, une première étape pour amorcer et soulever la problématique de la sécurité humaine. Entendre ce que l’autre pense d’elle, est plus qu’important. C’est de la communication que jaillisse la lumière ! Alors je vous remercie UNDP pour cette louable initiative.
Faire ensuite un rapport pour éclairer la situation de la sécurité dans le grand Maghreb, est également une action à applaudir.

Seulement il faudrait répéter ce genre d’événement et de rapport car le monde change, et les résultats du présent rapport peuvent être utiles pour quelques années seulement, et seront dépassées à long terme. Car les mutations de notre monde, qui va à une vitesse de croisière, bousculent les données et apportent d’autres variables à prendre en considération.

J’ai toujours pensé à la fédération des forces de tout un chacun. Le Maghreb est une région très diversifiée par ses populations, ses cultures, ses traditions et mêmes ses langues (Arabe Amazigh, etc.)

L'union du Maghreb Arabe (UMA), qui semble devenir un bateau en rade !!, doit être (re)actionner. Car cette bonne initiative du 17 février 1989 germée lors d'une réunion des 5 chefs d'État maghrébins à Marrakech. (dont la décision de former cette union a été prise lors du sommet de Zeralda tenu en Algérie le 10 juin 1988), n’a pas apporté beaucoup de choses pour l’instant, et ce, conséquence de quelques problèmes politique et « futilités » historiques entre ces pays.
Le Conseil des chefs d'État ne s'est, malheureusement pas réuni depuis 1994 malgré différentes tentatives). La Chambre consultative composée de 30 délégués par pays ainsi que de 4 commissions ministérielles spécialisées, Le Conseil des ministres des affaires étrangères , le comité de suivi, le Cour de justice, sont bloquées. A cause de certains conflits, l'Union du Maghreb Arabe peine à s'unir.

On doit pencher sur cette question pour trouver une solution définitive. La participation de la jeunesse, jusqu'à présent mal estimée et mal valorisée, est plus qu’une nécessité. Par exemple, à coté du Conseil des chefs d’Etat, il pourra y avoir un Conseil de jeunes, pour mettre les mains dans la patte et participer à résoudre les conflits. La jeunesse pourra être une réserve d’idées et une boite à proposition. En 2021, selon les statistiques du rapport annuel de 2005, de la Direction des politiques de la population et de l’émigration, les personnes âgées de 0 à 29 ans, vont représenter, en Algérie un taux de 52%, au Maroc : 50%. 44% en Tunisie, 51% en Libye, et 68% en Mauritanie. Un simple calcul, on trouvera que la moyenne sera de 53%.

Alors les jeunes doivent participer dans la prise de décisions, qui les concernent et affectent leur vie, de tous les jours.
Aussi, l’apprentissage et l’amélioration des systèmes éducatifs, sont primordiaux. L’enseignement des langues internationales pour nos enfants sera comme une clé pour l’ouverture sur le monde qui se développe rapidement. Les jeunes doivent avoir un accès facile aux nouvelles technologies de communication et de l’information. Parce que, sans elles, peut-être, je n’ai pas pu écrire ces modestes phrases dans votre site internet. Car dans ce cas, ce sera un repli sur soi, et la mort à petit feu ne sera qu’une simple évidence pour notre jeunesse.

Il se dit que le savoir est un pouvoir ! Oui, et sans aucun doute !
Alors, facilitons l’accès au savoir, pour que nos populations pourront bâtir leur avenir avec tout autonomie.



Saïd KEBIR
Kebir_said@yahoo.fr