Fès, Maroc (mai 2007);
LA LUTTE CONTRE LE TRAVAIL DES ENFANTS
Que pouvons-nous faire ?
J’étais à Fès, une très ancienne région du Maroc, le mois de mai de 2007. C’était pour participer à un stage Euromaghrébin, de formation de formateur dans le domaine de l’éducation aux droits de l’Homme, organisé par le Conseil de l’Europe et la société civile Marocaine.
Un honneur pour moi, de la visiter, étant Fès est la troisième plus grande ville du Maroc, après Casablanca et Rabat. 1 368 000 habitants y vivent. C'est l'une des quatre « villes impériales » (avec Marrakech, Meknès et Rabat). La médina (vieille ville), un exemple modèle d'une ville orientale, est placé sous la protection de l'UNESCO; elle est inchangée depuis le XIIe siècle. Elle possède la plus grande médina du monde. Son rayonnement international passé en fait l'une des capitales de la civilisation arabo-musulmane aux côtés de Bagdad, Grenade...
Selon une légende, le nom de la ville viendrait de la découverte d'une pioche (arabe : فأس ; pioche) à l'emplacement des premières fondations.
J’ai tombé, sans le savoir, sous son charme.
On marchant dans la ville, j’ai constaté un enfant, d’environ 4 ans, entrain de vendre des vers devant la porte de son domicile. Oui, des vers, pour subvenir un tant soit peu aux besoins de sa famille (voir la photo en haut).
Je me suis rapproché du gosse, et un sentiment étrange m'envahi. Son visage dégageait une innocence qui m’a laissé sans mouvement ! Oui ! J’ai senti, ensuite, que je suis impuissant devant cette image qui s’est présenté devant moi ! Mon bon dieu! A son age, il doit être à l’école. Pas dans la rue, exposé à un "exercice" d'adultes, pas du tout évident.
A ce moment là, et sans le vouloir, la ville de Fès perdait un peu de son charme. Vu de l'extérieur, elle est trop magnifique. En pénétrant à l'intérieur, l'image change de face. Plusieurs faces!
Eh oui! L'exemple de cet enfant est juste un très petit "aperçu" sur le phénomène du travail des enfants dans le monde.
D’un bout à l’autre de notre globe, on retrouve malheureusement, jusqu'à présent, des enfants dans les mines, dans les forêts de hautes montagnes, dans les "tristes" rangs des armées et dans les cuisines. C'est inutile de dire que la liste est très grande. Cet amer constat sans complaisance, donne le tournis.
Une vie sans merci, où ces enfants sont exploités d’une manière inhumaine. Plus grave encore. Dans quelques situations, ils sont considérés comme des " bêtes de sommes ". Ce sont des enfants esclaves. Des éternelles petites filles analphabètes et " prisonnières " chez elles. Elles n’ont jamais mis les pieds à l’école. Les garçons, eux, sont parfois mis en avant comme des boucliers de combats d’adultes en fureur. Ces "malheureux" qui sont soumis à des travaux intolérables, entravant, par conséquent, leur développement intellectuel et physique. Des travaux qui portent des dommages à leur bien-être et qui bloquent, et/ou rendent leur éducation (s’ils ou s’elles sont scolarisé(e) s), trop médiocre. Ainsi, leur devenir est certainement "incertain".
Une journée (12 juin) leur est consacré chaque année :La Journée Mondiale contre le travail des enfants. Est-elle suffisante pour les faire sortir de cet enfer ? Que doit-on dire à ces millions d’enfants disséminés dans les coins et recoins de la planète et qui sont, encore et ce sera peut être pour longtemps, sous les coups du mauvais sort ? Un sort qu'ils n’ont, et il est vrai, jamais choisi.
Certainement peu de choses. Ou bien presque rien pour les millions d’enfants de ces parties des continents qui semble viventt dans la fatalité: l’Afrique- subsaharienne et l’Asie (excepté le Japon).
Un enfant sur douze (1/12), selon le Fond des Nations Unies pour l’Enfance, UNICEF, (www.unicef.org), est exposé aux pires formes du travail.
Dans son rapport du 21 février 2005, portant sur l’exploitation mondiale des enfants par le travail, Le Comité britannique pour l’UNICEF, a souligné, en effet, que 180 millions de jeunes de moins de 18 ans sont contraint aux pires formes de travail: travail dangereux, travail forcé, exploitation sexuelle, enfants soldats, esclavage, et activités illicites. 97% vivent dans des pays en voie de développement.
La pauvreté et l’environnement immédiat de l’enfant sont les causes principales qui enfoncent le clou de leurs misères et de leur exploitation. La pauvreté est génératrice, sans aucun doute, de l’esclavage. Elle pousse les enfants à prendre refuge là où les adultes, sans scrupules, les soumissent aux pires formes du travail. Et ce, pendant des heures et des heures. Parfois des jours et des nuits. Bref, un travail sans aucun état d’âme, où l’humanité n’a aucune place de citer, et où le bonheur n’est qu’une banale expression. Ici, pas de chaleur familiale.
Le pourcentage d’enfants qui travaillent est, selon le rapport, de 30% à 60% dans 43 pays du monde dont le salaire annuel d’une personne est de moins de 500 dollars.
Tandis que dans les pays où le salaire annuel est entre 500 et 1000 dollars, le pourcentage d’enfants qui travaillent est entre 10% et 30%.
Concrètement, ce sont là des chiffres qui font peur. Des signes d’alertes pour toute l’humanité et la communauté internationale.
Avons-nous senti leurs souffrances ? Avons-nous entendu leurs cris ? Avons-nous imaginé un jour que l’un de nos fils ou l’une de nos filles sera exploité(e) ? Quelle sera à ce moment là notre réaction ? La réponse nous la connaissons tous! Alors faisons de même pour l’enfant de l’autre.
Revenant aux chiffres. Ces chiffres qui ne veulent plus s’arrêter un instant.
D’ici 2013, toujours selon le rapport, seulement la moitié (50%) des enfants d’Afrique auront suivi l’école primaire et un enfant sur six (1/6) mourra avant son cinquième anniversaire. Nous éloignerons petit à petit des Objectifs du Millénaire pour le Développement des Nations Unies si l’aide pour faire sortir ces enfants de la souffrance n’augmenterait pas de façon significative.
Par ailleurs, Le Programme international pour l’élimination du travail des enfants (IPEC), de l’OIT (http://www.ilo.org/), créé en 1992, et avec comme objectif global : l’élimination progressive du travail des enfants par le biais du renforcement des capacités des pays à s’attaquer au problème et la promotion d’un mouvement mondial de lutte contre le travail des enfants, a besoin d’un nouveau souffle.
74 millions de dollars, seulement, est le budget annuel consacré en 2006, pour minimiser un tant soi peu les dégâts de l’exploitations des enfants. Ce programme est opérationnel que dans 88 pays du monde entier.
En dépit de l’existence de La Convention internationale des droits de l’enfant (ONU 1989, http://www.un.org/) avec ses 54 articles, et qui a été adoptée par plusieurs pays, il reste beaucoup de choses à faire pour protéger et promouvoir le bien-être des millions d’enfants dans un marasme total.
On doit les protéger de l’exploitation, des abus et de la violence. On doit multiplier les services de bases tels que l’assistance sanitaire, l’éducation et les loisirs. Nous devons encourager sa participation à la vie familiale, communautaire et sociale. Et s’assurer que tous les enfants aient un statut de citoyen à part entière sans aucune discrimination.
Le Programme alimentaire mondial (PAM), L’Organisation internationale du travail (OIT), Le Fonds international pour le développement agricole (FIDA,http://www.ifad.org/), de la FAO,http://www.fao.org/, de la Fédération internationale des producteurs agricoles (FIPA, http://www.fipa.tm.fr/) l’ONU, et nous tous, avons une lourde tache: Etre à coté de ces enfants en leur portant secours et assistance. Car ils souffrent.
NOUS NE POUVONS PAS ATTENDRE QUE LES ENFANTS GRANDISSENT POUR REAGIR. "
NOUS DEVONS REAGIR, TOUS, ET MAINTENAT.
Saïd KEBIR
Email : kebir_said@yahoo.fr
mercredi 16 janvier 2008
dimanche 13 janvier 2008
HAKIM TIDAF: Une étoile montante de la chanson Kabyle

Hakim Tidaf :
Une étoile montante de la chanson Algérienne
Il est né le 27 mars 1972 au village d’Aït Kheir, dans la commune d’Aït Khelili, Mekla. Déterminé, sociable et très ouvert, Hakim Tidaf ne cesse de progresser, en enchaînant les succès. Quatre œuvres, bien prisées sur le marché, sont à son actif. Hakim, d’un cœur franc, n’a pas hésité à répondre à nos questions.
Pourquoi chantez-vous ?
Rires ! Cette question, je me la pose aussi. Généralement, un artiste chante pour dire quelque chose et pour s’exprimer. C’est le cas d’un peintre, par exemple. Et même pour aider la société par la transmission des messages, un chanteur remémore les esprits et parfois découvre des choses. Les auditeurs suivent à la lettre leurs idoles. Dès lors, on doit choisir les mots. La chanson est également un don. Lorsqu’on a débuté, on n’a pas su pourquoi nous faisions ça (chanter), mais après, on essayait tant bien que mal d’être utile. Par exemple, apaiser nos tensions et celles de notre public. En un mot, le chanteur est le miroir de la société.
Par rapport à quoi Hakim Tidaf se distingue-t-il des autres ?
La musique ? Il n’y a qu’une seule. Cependant, chacun a ses propres idées et sa façon de penser. Aussi la manière de traiter les thèmes diffère. Le cachet d’un chanteur, c’est certainement sa voix. Après la sortie de ma première cassette, les gens me disaient que je ressemble à Hassan Ahrece. A partir de là, on doit s’imposer avec nos qualités et nos défauts. Je ne dirais pas que j’ai créé un style, le mien est un mélange de différents styles, de ceux d’Enrico Macias, d’Idir, de Chérif Kheddam. Car ils sont des géants. Des écoles !
Quelle est, selon vous, la situation actuelle de la chanson kabyle ?
Je ne peux pas la juger. C’est au public de le faire. C’est à lui seul de dire ce qui est bien et ce qui ne l’est pas. Si un album ou une K7 se vend bien, cela veut dire que le public l’a accepté. On n’est pas vraiment cultivé, nous les chanteurs, dans la musique, pour donner une analyse correcte et entière.
La musique algérienne a perdu, ces dernières années, plusieurs de ses piliers, qu’en dites-vous ?
Oui ! la disparition d’El Hachemi Guerouabi, de Kamel Messaoudi et surtout celle de Matoub Lounès nous ont beaucoup touchés. Matoub est pour moi le chanteur du siècle. Il a révolutionné sa société. Le défunt Kamel Messaoudi a beaucoup fait pour moderniser le chaâbi en introduisant quelques touches (arpège), du style espagnol (flamenco).
Un mot sur votre prochaine K7 ?
Elle sortira, Inchallah, bientôt. La première est sortie en 1999, intitulée Iruh, la seconde, de 2000, est sous le titre Tamazight enni. Les deux dernières, celles de 2003 et 2005 ont été intitulées respectivement Tiziri et Midemekhtagh. Je souhaite que cette 5e cassette sera à la hauteur et plaira à mon public.
Saïd Kebir
kebir_said@yahoo.fr
In El Watan ; Edition du 20 février 2007 > Culture
URL :http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=61359&var_recherche=hakim%2520tidaf%252C%2520said%2520kebir
Championnat du monde de calcul mental: L'Algérien Mohamd Said Seghir détient le record
Ce génie a battu le record mondial de calcul mental, de multiplication de deux nombres de huit chiffres. Le record de 50,9 secondes, qui était détenu par un Allemand, a été amélioré à 45 secondes.
Ce surdoué, natif de la daïra de Boghni (Tizi Ouzou), ne cesse de défrayer la chronique et récidive, presque chaque année, en enregistrant de nouveaux records, et ce, devant une commission d’homologation constituée de deux professeurs en mathématiques et un représentant de l’APW de Tizi Ouzou. Mohamed, cet étudiant , hors pair en électronique, à l’université Mouloud Mammeri, né le 17 février 1981, nous révèle que le 30 octobre de la même année, il a été consacré, à Annaberg en Allemagne, vice-champion du monde dans l’addition de deux nombres de 10 chiffres. La commission d’homologation des titres mondiaux, installée en Allemagne, a décidé de « compliquer » l’opération, en obligeant les conquérants au titre mondial, d’effectuer 15 opérations de multiplications de deux nombres de 8 chiffres, à la fois. « En avril 2005, la chaîne de télévision française TF1 m’a invité pour son émission, Soirée de l’étrange, pour faire une démonstration.
Le 6 mars 2006, j’ai battu le record mondial, en inscrivant 13 minutes pour la nouvelle version de 15 opérations. » La commission l’a inscrit dans le livre des records mondiaux, Alternative book of record. « Il n’y a pas de secret dans la rapidité. C’est l’inconscient qui fait tout. C’est comme un rêve qui dure 3 secondes et nous, nous pensons que nous avons passé des heures. D’ailleurs, lorsque j’essaie de me concentrer sur le pourquoi de ma rapidité, je fais parfois des erreurs », poursuit-il avec confiance. Dans la perspective d’améliorer son record de 13 minutes, notre génie devrait prendre part à la fin de l’année, à l’Olympiade des sports d’esprit en Angleterre.
Mohamed nourrit depuis longtemps d’autres ambitions. « Je suis en quête permanente de moyens pour faire des recherches dans l’électronique, en général, et en mathématique, en particulier, soit à l’université ou bien dans une entreprise. J’attends à cet effet, une aide pour participer à des concours mondiaux. »
In El Watan : du 21 octobre 2007
Inscription à :
Commentaires (Atom)